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Sélection de deux consultants pour l’étude de l’impact du produit Crédit épargne avec éducation plus (CEE+)

Avis de proposition de service

 

Sélection de deux consultants pour l’étude de l’impact du produit Crédit épargne avec éducation plus (CEE+)

Référence : IC-PASMIF/062/2013

Lieu de travail : Beni, Uvira, Inkisi, Mbanza-Ngungu

Date de clôture : 25 Avril 2013

 

Durée de la mission Votre proposition financière sera basée sur une mission de 30 jours

Prière envoyer vos propositions (propositions technique et propositions financières) dûment signée à l’adresse e-mail ic.soumission.cd@undp.org avec mention de la référence du dossier IC-062/2013 (Proposition de Services pour un Consultant. Votre proposition devra être reçue avant la fin de la date de remise. N’hésitez pas à écrire à l’adresse soumission.info@undp.org pour toute information complémentaire au plus tard le 19 avril 2013.

 

      I.        Contexte

 

Le programme d’appui au Secteur de la micro finance (PASMIF II) est un programme du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), financé et mis en œuvre conjointement par le PNUD et UNCDF avec le soutien de la Coopération suédoise. Le PASMIF II (2010-2014) se propose de consolider les acquis de la mise en œuvre de la première phase du programme démarrée en 2007 et clôturée en 2009. Cette dernière a permis d’assurer le renforcement des capacités des parties prenantes et la mise en place d’une approche sectorielle avec des actions au niveau macro, méso et micro pour une inclusion financière durable en RDC.

La stratégie d’intervention du PNUD et UNCDF est de soutenir les efforts du gouvernement visant à favoriser l’inclusion financière par des mécanismes durables pouvant être reproduits à plus grande échelle par le secteur privé, les autres partenaires au développement et les autorités nationales.

Dans le cadre du PASMIF I, le PNUD en collaboration avec UNCDF, a mandaté un consultant international pour élaborer une nouvelle stratégie d’accès des plus pauvres aux services financiers de base dans une optique d’inclusion financière plus grande en particulier dans les zones d’intervention du PNUD. En fin 2009, une nouvelle méthodologie a ainsi été introduite à titre pilote au sein de prestataires des services financiers cibles qui ont adopté deux produits novateurs, dont le crédit épargne avec éducation (CEE+) porté par les CAMEC d’Inkisi et Mbanza-Ngungu, et la OOPEC Kalundu opérant à Uvira dans le Sud-Kivu et la MECREBENI à Beni, dans le Nord-Kivu.

Le CEE+ est un produit financier basé sur la méthodologie du crédit de groupe solidaire. Il permet aux populations à faibles revenus mais économiquement actifs d’accéder à un crédit d’appoint pour développer des activités génératrices de revenus, sans épargne préalable et de bénéficier d’un accompagnement éducatif qui assure la professionnalisation et l’épanouissement collectif et individuel.

L’expérimentation du produit CEE+ s’est révélée concluante et jusque fin décembre 2012, l’on a dénombré 297 adhérents bénéficiaires du produit à la CAMEC Inkisi, 171 à la CAMEC Mbanza-Ngungu, 3.013 à la COOPEC Kalundu et 5.505 à la COOPEC MECREBENI.

Dans ce contexte et près de quatre ans après expérimentation du produit CEE+, une évaluation de son impact sur les conditions de vie des adhérents et son comportement au sein de l’institution, prenant en compte les considérations de genre, s’avère indispensable.

 

     II.        Responsabilités et Objectif de la mission

 

Le but de cette étude est de contribuer à améliorer l’état de connaissance du comportement d’un produit financier innovant introduit dans le portefeuille crédit d’une institution prestataire des services financiers et des effets dus à l’accès sur les conditions de vie des hommes et femmes bénéficiaires.

L’objectif global est d’analyser si, d’une part, le développement d’un produit financier innovant contribue à améliorer les performances financières d’une institution prestataire des services financiers et d’autre part, si l’accès amélioré des hommes et femmes au produit financier a un impact réel sur les conditions de vie des bénéficiaires, avec une mise en évidence de toute différence observée au niveau de leur situation ou des relations hommes et femmes tant au sein des familles, de la communauté qu’au niveau des institutions.

Les objectifs spécifiques se déclinent comme suit :

-       Mener une analyse FFOM/SWOT des COOPEC bénéficiaires de l’appui du PNUD/UNCDF à la mise en place de ce produit financier : stratégie, procédure, organisation, suivi, contrôle, audit, relations institutionnelles avec les associations de crédit ;

-       Réaliser une enquête auprès des institutions et des adhérents au produit CEE+ avec une attention sur les rôles et responsabilités de genre ;

-       Apprécier dans quelle mesure les caractéristiques du produit CEE+ ont été bien conçues et correspondent aux priorités et besoins financiers des adhérents et proposer les adaptations si nécessaire.

 

    III.        Résultat attendus

 

-       Une note méthodologique dans laquelle seront précisés entre autres la technique et les outils utilisés, le déroulement de l’étude à toutes les étapes du processus dès l’amorce de celle-ci ;

-       Les effets du microcrédit sur les conditions de vie des hommes et des femmes bénéficiaires sont renseignés par des indicateurs : nombre d’emploi créés, niveau d’amélioration des conditions de vie, amélioration des revenus, des actifs (patrimoine) et du niveau des épargnes des adhérents, autonomisation ou renforcement de la position des adhérents dans leurs familles et dans leur communauté ;

-       Une présentation Power Point de la méthodologie et du processus de la mission ainsi que les principales conclusions et recommandations de la mission ;

-       Une séance de restitution de principales conclusions de la mission avec les principales parties prenantes pour recueillir leurs commentaires ;

-       Un rapport préliminaire et un rapport final de l’étude après intégration des commentaires des parties prenantes impliquées ;

-       Une vidéo et des photos des cas les plus réussis sont produites ;

-       Les histoires de succès sont reportées.

 

   IV.        Méthodologie et approche technique

 

Le consultant élaborera et présentera à l’UGP du PASMIF une proposition d’offre technique exposant sa compréhension de la nature de la mission, du secteur de la microfinance en RD Congo avec un accent sur les aspects de genre et sa méthodologie de travail.

Un plan de travail des activités et tâches devront être soumis par le/a consultant/e. Une méthodologie spécifique de consultation des femmes, de collecte et d’analyse d’informations devra être proposée.

 

La mission pourra s’appuyer à titre indicatif sur les étapes ci-après:

1.     Revue documentaire :

L’exploitation de ressources documentaires existantes et qui sera mis à la disposition par l’UGP. Ceci n’exclue toutefois pas le/a consultant/e des recherches complémentaires par ses propres moyens.

 

2.     Outils :

L’élaboration des outils de collecte des données et un calendrier détaillé des activités et tâches de la mission.

 

3.     Séance de briefing avec l’UGP et parties prenantes impliquées pour validation technique de la méthodologie ;

4.     Formation des enquêteurs et collecte des données sur le terrain ;

5.     Elaboration de rapport intérimaire ;

6.     L’organisation d’une demi-journée de restitution et de validation du rapport global la base du rapport intermédiaire ;

7.     L’intégration des commentaires et propositions pertinentes et présentation du rapport final ;

8.     La sélection du/de la candidat/e sera basée sur un examen critique de la proposition de l’offre technique par un comité technique qui recherchera la compréhension de la mission par le/la candidat/e et la pertinence de la méthodologie proposée.

 

    V.        Rapports

 

La fin de la mission sur terrain sera sanctionnée par deux types de rapport :

-       Le rapport intermédiaire de la mission qui devra être rendu à l’Unité de Gestion du PASMIF, 5 jours après la fin de la mission et sera une synthèse des constats et analyse de la mission au regard de ses objectifs ;

-       Le rapport final devra être rendu dix (10) jours après la réception de tous les commentaires ;

-       Il intégrera l’ensemble des observations et suggestions des participants à l’atelier de restitution ;

-       La note méthodologique ainsi que les différents rapports seront remis sous format électronique à l’ensemble de parties dont les adresses seront mises à disposition.

 

   VI.        Durée et localisation de la mission

 

La mission de l’étude s’étendra sur une durée maximale de 30 jours calendaires y compris la phase préparatoire des activités sur terrain ainsi que celle du rapportage et de la restitution.

La mission couvrira la ville de Beni dans le Nord-Kivu, d’Uvira dans le Sud-Kivu et celles d’Inkisi et Mbanza-Ngungu dans le Bas-Congo.

Démarrage souhaité le 04/2013

 

  VII.        Qualifications

           

-          Etre détenteur d’un diplôme universitaire (Bac +5) ou DEA ou Maitrise un atout) Economie, Economie et développement, sociologie, Finance ou sciences connexes ;

-           Au moins 5 ans d’expérience dans le domaine de consultation incluant un minimum 3 ans d’expérience dans la conduite des évaluations d’impact des interventions de développement en général et celle d’accès au financement des pauvres en particulier ;

-          Justifier d’une expérience en matière d’évaluation des projets de développement et des institutions de micro finance et d’une connaissance de la prise en compte des problématiques de genre ;

-          Avoir une expérience dans la conduite des études et enquêtes de terrain avec un accent sur les questions de pauvreté et d’accès à la microfinance ;

-          Justifier d’une expérience confirmer dans la réalisation des missions similaires à celui à entreprendre ;

-          Une bonne capacité d’analyse et de synthèse;

-          Une bonne connaissance de la géographie de la RDC et de la culture des milieux ;

-          Une très bonne capacité de communication et relationnelles ;

-          Bonne maîtrise du Français est une condition, celle de l’Anglais, un atout. La connaissance du swahili et/ou du Kikongo ou d’autres langues nationales serait un avantage ;

-          Posséder d’excellentes capacités rédactionnelles et d’expression en français.

 

 

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