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Recrutement d'une institution de micro finance

AVIS DE RECRUTEMENT

UNE INSTITUTION DES MICROS FINANCES POUR FACILITER LES PME IMPLIQUEES DANS LA FILIERE MANIOC A L’OBTENTION DES FINANCEMENTS

Date de clôture : 18 Juin 2012

 

      I.        Présentation de la SNV

L’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV), est une structure de renforcement des capacités des organisations locales. Elle est présente dans une trentaine de pays dans le monde parmi lesquels plusieurs pays en Afrique. Arrivée en RD Congo dans le courant de 2005, la SNV a ciblé les provinces de l’Equateur, de Kinshasa, et de Bas-Congo. Les secteurs d’interventions retenus sont l’eau, l’hygiène et l’assainissement, l’Agriculture et les énergies renouvelables.
De par son approche sur le développement de chaines de valeur, la SNV travaille dans le secteur agriculture dans les chaines de valeurs riz, manioc, et huile de palme.

« Une chaîne de valeur est une chaîne d'approvisionnement constituée de fournisseurs d'intrants, des producteurs, des transformateurs et des acheteurs qui font un produit depuis sa conception jusqu'à son utilisation finale. L’approche chaîne de valeur au développement vise à répondre à des contraintes majeures à chaque niveau de la chaîne d'approvisionnement, plutôt que de se concentrer sur un seul groupe (par exemple, les producteurs) ou sur un lieu géographique. Les contraintes comprennent souvent un manque de technique de production, de vente ou de services de soutien financier, un cadre réglementaire difficile, l'insuffisance des infrastructures publiques (routes, télécommunications, électricité, etc.), un manque d'information ou faibles connexions aux marchés, et/ou manque de coordination entre les petites entreprises. Ainsi, une approche chaîne de valeur est souvent indispensable pour un meilleur développement économique dès lors que les micro et petites-entreprises et les petits agriculteurs ne bénéficieront sur le long terme que si l'industrie comme un tout est compétitif »

Dans le secteur agricole, notre intervention est basée sur une approche à trois volets:

-               L’amélioration du positionnement des (petits) agriculteurs vis-à-vis de l’autre acteur dans la chaîne de valeur ;

-               La promotion d'une agriculture respectueuse des normes environnementales ;

-               La facilitation de l’accès à une nourriture suffisante quantitativement et qualitativement ;

-               Améliorer la compétitivité des produits sur le marché local.

Développement de la chaine de valeur compris quels que service qui sont présenter les suivantes:

-       Renforcement de groupe – développer les capacités des groupements de producteurs/associations pour fournir des services et la présentation effective des membres.

-       Renseignements sur le marché - favoriser l'accès à l'offre et aux renseignements sur le marché le long de la filière, sur les tendances, les exigences et les normes.

-       Les processus multi acteurs: - promouvoir des liens efficaces et équitables le long de la filière, ce qui permet des partenariats stratégiques entre les principales parties-prenantes.

-       Renforcement des fournisseurs de services aux entreprises - permettre aux fournisseurs de services de soutenir les producteurs avec des services plus efficaces et efficients.

-       Financement de la filière - faciliter et plaider en faveur des instruments financiers stratégiques et dégressifs pour stimuler la croissance des acteurs de la filière.

-       Gestion efficace des politiques publiques - faciliter la conception, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques en matière d'efficacité et de l'inclusion.

La SNV travaille dans la province du Kinshasa avec plusieurs partenaires opérationnels à travers les différents maillons des chaines de valeurs susmentionnées. Ces partenaires opérationnels ou « clients » sont choisis sur la base de la pertinence de leurs besoins en termes de renforcement de capacités, de leurs visions et objectifs.

Dans le cadre de la stratégie d’intervention de la SNV 2012-2015 en RDC et en particulier dans le secteur de l’agriculture, la SNV met l’accent sur la lutte contre la pauvreté par l’amélioration des conditions de vie des populations. Son cheval de bataille est la lutte contre l’insécurité alimentaire par l’augmentation de la production, des revenus des acteurs impliqués dans les filières agricoles avec possibilité de créer des emplois pour les ménages ruraux engagés dans la production des produits agricoles.
Pour le cas du manioc, les Pertes post-récolte enregistrées chez les petits exploitants ruraux vont à l’ordre d’environ 68% de la récolte totale en RDC. Ce manque à gagner représente une quantité importante de nourriture perdue dans un pays qui est incapable de s’auto suffire, et recourt à environ 55% des importations pour couvrir ses besoins alimentaires.
Environ 70% des ménages dans le Bas Congo, Equateur et la province de Kinshasa sont dans l'insécurité alimentaire.

Le manioc étant un produit très périssable, il nécessite alors une fois récolté, des traitements nécessaires en vue de prolonger sa durée de vie. La nature de la marchandise encombrante rend également très coûteux à transporter sur un réseau routier pauvre et fournit peu d'incitations aux agriculteurs dans sa forme fraîche dans les marchés locaux (80 FC) par KG. Le coût de transport du manioc des bassins de productions de productions vers le marché (centres de consommation) représente environ 50% du prix de vente. Les distances qui séparent les centres de production au marché, les impôts irréguliers et illégaux, y compris le bas prix du manioc frais n’encouragent pas les ménages ruraux à s’investir d’avantage dans la culture. Le manioc est souvent vendu sans avoir subi une quelconque transformation à des prix pas trop intéressants tout en laissant les producteurs dans une situation d’insécurité alimentaire pendant 4 à 5 mois après récolte.

Les IMF seront alors sélectionnées en vue de sonder leur intérêt dans l'administration d'une «Facilité de prêt» qui faciliterait l'accès des PME aux unités mobiles de traitement dont ils se serviront à financer par le biais d'un régime de garantie de prêt. Les PME éligibles seront tenues de payer un acompte de 40% sur l'équipement et de rembourser les 60% après un an. Cette initiative est mise en place pour tenter de répondre aux faibles volumes de production, la distance du marché, des taxes illégales et les coûts de transport qui ne favorisent pas l'accès des PME aux Unités Mobiles de Traitement (UMT) d'une part et l'organisation des marchés par les groupes d'agriculteurs organisés. Cette initiative novatrice faciliterait l’émergence des agro-entreprises dans l’exercice de la «demande effective» pour le produit très proche des agriculteurs et les inciterait à s’investir dans leurs champs de manioc (expansion de la production ou améliorer la productivité). Elle permettrait également à réduire le risque de pertes post-récolte, tout en facilitant le transport du manioc partiellement transformé étant devenu moins volumineux.

     II.        Objectif global

Améliorer la sécurité alimentaire, les revenus et les possibilités d'emploi des ménages ruraux engagés dans la production de manioc à travers la fourniture de financements aux PME engagées dans la transformation du manioc.

1.     Objectifs spécifiques

-       Identifier les PME capables de payer un acompte de 40% sur l'équipement et de rembourser les 60% un an après ;

-       Examiner l’intérêt des associations et/ou PME dans l’obtention d'une «Facilité de prêt» qui facilitera leur accès aux unités mobiles de traitement dont ils se serviront à financer par le biais d'un régime de garantie de prêt.

-       Faciliter les PME à accéder au financement pour l'achat d'unités de traitement mobiles ;

-       Promouvoir l'accès au marché des producteurs de manioc organisés ;

-       Faciliter le développement du marché des produits locaux dérivés du manioc transformé ;

-       Réduire les pertes post-récolte de manioc de 5% et stimuler la création de 60 emplois à temps partiel.

2.     Résultats attendus

-       Un échantillon des PME capables de payer un acompte de 40% sur l'équipement et de rembourser les 60% un an après est identifié;

-       L’intérêt des associations et/ou PME dans l’obtention d'une «Facilité de prêt» qui facilitera leur accès aux unités mobiles de traitement dont ils se serviront à financer par le biais d'un régime de garantie de prêt est bien examiné.

-       Les PME ont accès au financement pour l'achat d'unités de traitement mobiles par la facilitation de l’IMF;

-       Les producteurs de manioc organisés ont accès au marché;

-       Le marché des produits locaux dérivés du manioc transformé est développé suite à l’accession des PME aux financements;

-       Les pertes post-récolte de manioc sont réduites de 5% et la création de 60 emplois à temps partiel est stimulée.

3.     Déroulement et durée de la Mission
La mission sera exécutée par l’IMF. Celle-ci pourra utiliser au besoin ses experts pour mener à bien la mission. La durée de cette prestation est de 10 jours, soit du 8 Juin au 17 Juin. 2012

4.     La méthodologie

La méthodologie à utiliser consistera à axer la mission sur une démarche participative et collaborative en s’appuyant sur des points de vue des acteurs à savoir les associations et/ou les PME et la SNV. Au moment de l’analyse des études de faisabilités, des outils clairsvont être utilisés d’une part afin de capter la pertinence de l’initiative elle-même et sa finalité. D’autre part, il faudra apprécier la participation et l’implication des bénéficiaires dans le processus d’élaboration et d’exécution de l’initiative.
L’analyse portera essentiellement sur les forces, les faiblesses, les ambitions et les opportunités des bénéficiaires en matière de gestion.

5.     Description de l’expertise attendue

Dans le cadre de l’exécution de cette mission qui consiste à accompagner les Associations et/ou PME à l’obtention d’un crédit et la gestion des affaires tout en leurs donnant un appui adéquat en renforcement des capacités, l’IMF devra avoir une expérience prouvée dans le domaine de crédit, épargne et la gestion des liquidités. L’IMF devra avoir une bonne autonomie notamment dans la stratégie et la négociation des affaires. L’IMF devra en outre avoir une familiarité avec l’environnement des partenaires au développement et une bonne connaissance de la problématique de la commercialisation des produits agricoles dans la province du Kinshasa.

6.     Les documents à soumettre par l’IMF avant la sélection.

 

-       Une analyse des termes de référence faisant apparaitre la compréhension par le candidat IMF du sujet ;

-       Une proposition des outils qui seront utilisés à différents niveaux lors de l’accompagnement des PME ;

-       Les références de l’IMF et les CV des experts à aligner si possible et leurs expériences antérieures ;

-       Les documents de reconnaissance juridique de l’IMF ;

-       Les copies des rapports de prestations antérieures ;

-       Une offre technique comprenant un plan stratégique, les modalités d’obtention et de remboursement du crédit ;

-       Une offre financière en Excel ;

-       Les Plans de suivi et de décaissement de ses honoraires.

 

7.     Documents à fournir après intervention

-       Liste des PME avec les capacités de gérer et rembourser un crédit ;

-       Des rapports des mouvements des comptes des PME ;

-       Un rapport intermédiaire sur les résultats pour le feed back de la SNV ;

-       Un rapport final reprenant les résultats attendus susmentionnés ;

Un rapport financier et les pièces justificatives.

8.     Modalités de soumission de l’offre technique et financière
Les propositions des LCB/consultants peuvent être envoyées par email à l’adresse
congo@snvworld.org.

Le sujet des propositions portera la mention (AVIS DE RECRUTEMENT D’UNE INSTITUTION DES MICROS FINANCES pour FACILITER LES PME IMPLIQUEES DANS LA FILIERE MANIOC A L’OBTENTION DES FINANCEMENTS).

 

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