Appels d'offre‎ > ‎

Constitution d’une base de données

Appel à manifestation d’intérêt

Constitution d’une base de données

Lieu de travail : Kinshasa

Date de clôture : 15 Octobre 2013

 

      I.        Contexte et justification

L’adoption de la résolution GA 64/289 de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur la cohérence globale au sein du système a conduit à la création de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU FEMMES) fusionnant les missions et les acquis de l’UNIFEM, OSAGI, DAW, INSTRAW. L’ONU FEMMES a donc reçu le mandat de fournir un appui renforcé et cohérent aux Etats Membres dans leurs efforts de mise en œuvre de leurs engagements pris dans le domaine de promotion de l’égalité de sexe.

Les principes fondamentaux d’ONU FEMME sont les suivants :

Ø  Fournir un appui aux partenaires nationaux pour la mise en œuvre des accords et standards internationaux; appuyer les processus intergouvernementaux visant à renforcer les cadres des politiques en matière d’égalité de genre au niveau global, régional et national ;

Ø  Faire un plaidoyer pour l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes et être le champion en matière des droits des femmes et des filles ;

Ø  Mener et promouvoir la cohérence au sein de système des Nations Unies sur le travail en matière d’égalité de genre et d’autonomisation des femmes.
 
Présente en RDC depuis 2002-2003, ONU-FEMME (Ex-UNIFEM) s'est impliquée dans diverses initiatives pour faciliter la participation des femmes au processus de paix, intégrer la dimension du genre dans les politiques de la RDC, plaider pour son autonomisation, appuyer les femmes dans le cadre des élections et lutter contre les violences sexuelles et basées sur le genre.

En effet, la République Démocratique du Congo (RDC) est engagée dans un processus de démocratisation, de reconstruction nationale et d’instauration d’un nouvel ordre politique depuis 2006. En dépit d’un cadre normatif très favorable, il existe des inégalités persistantes en matière de participation des femmes aux espaces de prise des décisions.
Dans la stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre il est reconnu que les femmes sont les plus touchées par la pauvreté ; 2,8% de femmes sont salariées contre 12% pour les hommes. L’entreprenariat féminin est confronté à certains nombre de problèmes d’ordre juridique, d’accès à la terre et aux ressources. Très peu de femmes congolaises, en particulier dans l'Est du Congo, ont accès à des emplois décents.

Sur le plan de la participation politique des femmes, les résultats des élections organisées en 2006 et 2011 reflète des faibles résultats pour les femmes. A l’issue des élections législatives de 2006, on note que 8,4% représentaient la proportion des femmes à l’Assemblée nationale et 4,6% de femmes au Sénat.

Cela est dû au fait qu’il existe des processus qui reproduisent et maintiennent encore le statut défavorable des femmes dans différents secteurs de la vie nationale. Les comportements de différents acteurs sociaux, les codes culturels considérés comme importants ont été cristallisés dans des institutions formelles et informelles : le mariage, la famille, l’école, les espaces politiques et économiques, etc…

En outre, bien qu'ayant ratifié et adopté des cadres juridiques et normatifs forts tels que la CEDEF, le protocole additionnel sur les droits des femmes à la Charte africaine sur les droits humains et des peuples, la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies1325, la RDC a une prévalence extrêmement élevée de la violence sexuelle et basée sur le genre. Une Stratégie nationale de lutte contre les VSBG a été élaborée en 2009 et une Loi sur les violences sexuelles élaborée en 2006 dans le but de mettre fin à la victimisation systématique des femmes et des jeunes filles. Les différentes stratégies développées sur le terrain ont surtout favorisé une approche « traitement d’urgence » des questions de violences basées sur le genre (focus sur les violences sexuelles au détriment des autres formes de violences), sans agir sur les systèmes nationaux et communautaires qui tolèrent ces violences (lois, coutumes et traditions).

La RDC a élaboré un Plan d’Action National de mise en œuvre de la Résolution 1325 (2000) en 2010. Plusieurs déclarations ont été faites dans le cadre de la résolution du conflit de la RDC (Kampala, Addis). Ces déclarations méritent d’être connues et leur mise en œuvre assurée à travers le renforcement des capacités des organisations féminines, des parlementaires et des institutions gouvernementales.

Des écarts significatifs existent entre les engagements pris par la RDC dans le domaine du genre et le financement de l’égalité des sexes. Au niveau sectoriel, le processus d’élaboration des plans sectoriels, budgets programmes sensibles au genre n’est pas encore effectif, et les indicateurs de genre dans le budget national non encore identifiables.
Pour répondre à tous les défis que connait la RDC en ce qui concerne l’amélioration du statut des femmes et appuyer la promotion de l’égalité des sexes, ONU Femmes élabore des programmes dont les axes d’intervention prioritaires sont :

-         La participation politique et leadership féminin ;

-         L’autonomisation économique des femmes ;

-         La lutte contre les violences sexuelles et basées sur le Genre ;

-         La promotion du rôle de la Femmes pour la paix et la sécurité ;

-         La planification et budgétisation sensibles au genre.

Pour plus d’efficacité dans la mise en œuvre des activités, ONU Femmes sollicite une expertise pointue, requise en planification, suivi et évaluation ainsi que dans le domaine de l’Information de l’Education et de la Communication.

A ce titre un appel à manifestation d’intérêt est lancé aux partenaires non gouvernementaux et aux structures spécialisées pour la constitution d’une base de données qui permette de répertorier des partenaires disposant des capacités avérées dans les domaines suivants :

1.    Mise en œuvre des programmes et projets sur :

-         La participation politique et leadership féminin (composante 1)

-         L’autonomisation économique des femmes (composante 2)

-         La lutte contre les violences sexuelles et basées sur le Genre (composante 3)

-         La promotion du rôle de la Femmes pour la paix et la sécurité (composante 4)

-         La planification et budgétisation sensibles au genre (composante 5)

2.    Planification, suivi et évaluation (composante 6)

3.    Information, Education et Communication (composante 7)

 

    II.        PROCESSUS DE CANDIDATURE ET DE SELECTION

Le présent appel à proposition est la première étape visant à procéder à une évaluation des capacités des ONG (organisations de la société civile, centres de recherche, universités) et structures spécialisées, éligibles pour la mise en œuvre des activités de l’ONU Femmes.

NB : ce processus n’est pas un appel à projet, ni en lien avec le Trust Fund pour la mise en œuvre de la Résolution 1325. Il sert essentiellement à la constitution d’une base de données exploitable par ONU Femmes. Seuls les ONG et structures spécialisées ayant manifesté leur intérêt à cet appel et ayant été sélectionnées pourront être sollicitées et faire l’objet d’une évaluation des capacités au moment opportun pour la mise en œuvre des projets de l’ONU Femmes en référence à son plan de travail.

Dossier de soumission

-         Une lettre de motivation décrivant les objectifs et les résultats atteints dans le cadre des projets mis en œuvre par l’organisation dans le cadre de la thématique choisie ;

-         Les statuts notariés de l’organisation ou tout autre document de reconnaissance institutionnelle ;

-         Une fiche de renseignement signée par le responsable de l’ONG ou de la structure spécialisée (à trouver dans le lien ci-dessous : ).
 

   III.        Critères d’éligibilité

 

1.    Pour les partenaires de mise en œuvre :

-         La réputation de l’organisation et de son personnel ;

-         La capacité générale de l’organisation ;

-         L’expertise de l’organisation, dans les différents programmes spécifiques, y compris la planification, le suivi et évaluation ;

-         La redevabilité et le contrôle financier ;

-         La présence et l’ancrage à la base ;

-         La capacité satisfaisante de couverture géographique de l’organisation ;

-         Une grande capacité d’innovation.

 

2.    Pour les structures spécialisées :

-         Avoir les compétences requises et prouvées dans le domaine de la planification, de suivi et évaluation ;

-         Avoir les compétences requises et prouvées de l’approche Information, éducation et communication (IEC).
 

3.    Catégories non concernées par l’appel :

-         Personne physique sans affiliation institutionnelle ;

-         Organisation n’ayant pas un bureau de représentation en RDC.
 

Les ONG et structures spécialisées intéressées ne pourront souscrire qu’à une seule composante et devront envoyer le dossier complet à l’adresse suivante : unw.drc.recruitment@gmail.com

La soumission ne sera validée qu’à la réception du courrier de transmission et de toutes les pièces annexes à envoyer au secrétariat de l’ONU Femmes. Un comité de sélection co-présidé par ONU Femmes, le Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant et deux Représentants du Conseil Consultatif de la Société Civile procédera à la sélection d’au plus 10 acteurs/structures par composante. Seules les ONG et structures spécialisées présélectionnées seront notifiées comme potentiels partenaires de mise en œuvre du programme d’ONU Femmes en RDC.

Il est à noter que la sélection d’une ONG ou d’une structure spécialisée ne lui donne pas d’office le droit à un contrat de mise en œuvre des projets avec ONU Femmes, mais plutôt une identification dans la base de données pour une éventuelle sollicitation. Une évaluation des capacités de la structure sera alors faite si besoin il y a avant la signature de contrat avec ONU Femmes.

 Téléchargez ci-dessous la fiche des renseignements

Ċ
administrateur congomoja,
26 sept. 2013 à 05:51
Comments